La chose d’un autre monde (1951) de Howard Hawks.
“La chose d’un autre monde est un film exemplaire. Il s’agit théoriquement d’un film de guerre froide anti-communiste -un anti-communisme qui n’est pas avoué mais qui se devine, le film ayant été tourné en 1950-1951. Mais curieusement, Howard Hawks le fait dans beaucoup d’autres films, le film ne cesse de montrer plusieurs personnages qui agissent simultanément. A chaque plan, Hawks nous montre le comportement d’un petit groupe -5 ou 10 personnes. L’action se situe dans une station en Alaska ou dans le Grand Nord, isolée du monde -c’est un film de vase clos. Chaque personne a une fonction professionnelle, des gestes qui lui sont propres, et le film montre les agissements de chacun, comme si chaque acteur était à la fois dirigé et se dirigeait un peu lui-même. En un mot, on assiste à une véritable orchestration : pas seulement un itinéraire personnel d’un ou deux individus, mais celle d’un groupe entier. Ce qui m’amène à dire que La chose d’un autre monde est, en fin de compte, un film communiste -qui rejoint l’essence du mot communisme. C’est un exemple pour tous les réalisateurs : la plupart du temps, ils ne dirigent pas leurs seconds rôles et les laissent un peu faire ce qu’ils veulent. Alors que là, chacun a sa propre individualité. C’est fascinant de voir tous ces acteurs secondaires -aucun n’est vraiment connu- qui agissent comme les personnages d’un groupe agiraient dans la vie. Le film de Hawks est un modèle pour tous cinéastes et un exemple typique, peut-être le plus typique, de l’histoire du cinéma.”
Le film : une expédition scientifique américaine, installée au Pôle Nord, découvre dans un OVNI écrasé sur la calotte glacière un passager de l’espace congelé. Les savants portent le bloc de glace sur une base militaire, mais la chaleur ramène l’extraterrestre à la vie…
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A propos de Luc Moullet
Iconoclaste, hors normes, tels semblent être les termes qui définissent le mieux l’œuvre de Luc Moullet. Après des débuts de critique aux Cahiers du Cinéma au milieu des années 50, il passe à la réalisation alternant courts et longs métrages. Parmi ses films marquants, on retrouve Les Contrebandières (1966), Une aventure de Billy le Kid (1971), parodie de western avec Jean-Pierre Léaud, Anatomie d’un rapport (1975), film auscultant la relation entre les sexes, ou encore Genèse d’un repas, documentaire au constat amer sur la production alimentaire au Tiers Monde. En 1987, Luc Moullet reçoit le prix Jean Vigo pour La Comédie du travail, satire insolite sur le thème du chômage. Néanmoins, c’est à travers ces nombreux courts métrages qu’il fait preuve de la plus grande originalité. Partant de sujet ancrés dans le quotidien, il parvient à produire de véritables envolées surréalistes, comme par exemple dans Barres où il étudie les comportements de chacun face aux tourniquets de métro. A ses qualités de cinéaste s’ajoute celles de comédien. Il ainsi apparut ces dernières années dans de petits rôles, comme celui de Raymond dans J’ai horreur de l’amour de Laurence Ferreira Barbosa. En 2002, il met en scène Les Naufragés de la D17, l’histoire d’un groupe de personnes, tous aussi excentriques les uns que les autres, qui se croisent et s’entrecroisent dans la région la plus désertique de France, avec entre autre Sabine Haudepin et Mathieu Amalric. Puis en 2006, il réalise Le prestige de la mort, “un remake, si on veut, du MORT EN FUITE, ou du WHISPERING CHORUS de Cecil B. DeMille, l’histoire de quelqu’un qui pour se tirer d’un mauvais pas prend l’identité d’un mort. En l’occurrence c’est un réalisateur qui veut se faire passer pour mort pour profiter du scoop de son propre décès”. Luc Moullet développe en outre plusieurs projets de long-métrages, dont La terre de la folie, “un documentaire sur une région de France très marquée par la folie”.
Je viens de voir le film Les Havres, Mr. L. Moullet ne connait pas la ville, et fait un commentaire méchant et inadapté.Il y a des erreurs
historiques, la ville a été détruite par les Anglais en septembre 44.
Etant havrais de naissance, je pense connaitre ma ville,je vous informe aussi que je me baigne tous les étés à la plage, et que je ne suis pas le seul!Je trouve que c’est une chance d’avoir une plage au
centre d’une grande ville .M. HERY.
Commenté par Michel Hery — 29/08/2008 à 1:51