
Depuis 1978, le festival international de films documentaires Cinéma du Réel est un rendez-vous international de référence, où public et professionnels découvrent films d’auteurs confirmés ou films de nouveaux talents, l’histoire du cinéma documentaire comme les propositions contemporaines. Sur les écrans du Centre Pompidou, mais aussi du Centre Wallonie-Bruxelles, du cinéma MK2 Beaubourg, de l’Hotel de Ville de Paris et de plusieurs salles de la région Ile-de- France, le festival programme une centaine de films dans ses différentes sections.
Compétition internationale
28 films en avant-première française, des rencontres et débats avec les cinéastes.
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Sélection française
12 films inédits, des rencontres et débats avec les cinéastes.
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Rétrospectives et programmes spéciaux
Americana
Sélection de films où l’engagement et les exigences des mouvements (contre la guerre au Vietnam, pour un pouvoir noir, pour changer la vie) se traduisent en élans de cinéma, en inventions de récits, en réinvention du documentaire et de la fiction. Ce programme comprend un hommage à Shirley Clarke et un hommage à Jim McBride.
En Asie du Sud Est
De Kuala Lumpur à Manille, de Bangkok à Jakarta, le documentaire donne des images et des sons à des histoires longtemps enfouies. En témoignent les travaux de quelques cinéastes, dont : Garin Nugroho, Amir Muhammad, Raya Martin. Hommage à Lav Diaz, grand poète philippin du cinéma, auteur de films puissants où documentaire et fiction se fondent dans l’expérience lyrique.
Images / Prison : visions intérieures
Dans plusieurs pays européens, le cinéma, et le documentaire en particulier, sont au centre d’ateliers de réalisation, de projection et d’écriture institués dans les institutions pénitentiaires. Le festival propose une sélection de ces films. Il s’agit de comprendre ce qu’ils mettent en mouvement chez ceux qui les font et auprès des spectateurs qui, “dehors”, les regardent.
Figures du tourisme : pour une histoire de la “vue”
La mise en spectacle d’une partie du monde par l’autre ne date ni du numérique ni de la miniaturisation de la “prise de vue”. Des débuts du cinéma à aujourd’hui se joue l’histoire du “jamais vu” “et du “déjà vu”. Le tourisme contemporain, avide “d’authentique” ou de “découverte”, est au centre de nombreux films chargés du rêve d’impossibles “premières fois”. Les cinéastes s’emparent des images touristiques, les scrutent et les recomposent. Touriste devenu personnage et image touristique devenue matériau critique guident un programme qui mêle documentaires et fictions, des origines à aujourd’hui, films et vidéos d’artistes plasticiens… pour un questionnement de la “vue” contemporaine.
En collaboration avec le MNAM (Collections Cinéma et Nouveaux Medias), avec la participation du MK2 Beaubourg et de l’ACRIF.
Journée professionnelle
“Une télévision publique sans publicité : mythe ou réalité ?”, “Haute définition, Sound Design… vers un réel virtuel ?”
Théâtre du Réel
Dans la ligne du premier “Théâtre” tenté en 2005 avec Frederick Wiseman, cinéma et spectacle vivant se rencontrent autour d’un “réel” commun. Ce sera, cette fois, une certaine idée du voyage, celle de Vivianne Perelmuter et François Christophe, cinéastes perdus dans le rêve de Christophe Colomb, entre documentaires et fiction, d’île en île. Séquences de repérages, textes et sons tracent l’itinéraire d’un projet.
Séances spéciales
Première française de la version restaurée du grand documentaire de Bernardo Bertolucci « La Via del petrolio » (1967), avec le soutien de ENI et Cineteca Nazionale (Italie).
« Staub » (Poussière), le nouveau long métrage de Hartmut Bitompsky, essai sur la poussière qui nous entoure, nous cerne, « le plus petit élément possible du visible, essai sur le cinéma et sur des pratiques contemporaines peu connues.
Projection-lecture : autour du film de « Comment s’en sortir sans sortir », récital télévisuel de Ghérasim Luca, réalisé par Raoul Sangla, les comédiens du Théâtre du Radeau lisent des textes du grand poète – avec le soutien de la librairie José Corti
etc
Hors les murs
De nombreuses salles d’Île de France et plusieurs centres culturels reprennent et complètent les programmes de Cinéma du Réel 2008. Pour en savoir le détail, consulter le programme sur ce site, ou dans la brochure-programme du festival.
Foster Child, réintitulé John John pour sa sortie française, fut en 2007 l’une des grandes découvertes de la sélection de la Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes. Découverte, car le cinquième film de Brillante Mendoza provient d’une région du monde, les Philippines, d’où nous arrivent encore peu de films même s’ils intéressent de plus en plus les festivals ; la Berlinale vient d’ailleurs de programmer le sixième long-métrage du réalisateur, Tirador. Découverte qui en rappela à vrai dire une autre : celle de 



A l’origine de L’Etat du monde, présenté l’année dernière à la Quinzaine des Réalisateurs et sorti ce mercredi en France, une commande de la Fondation Gulbenkian (Lisbonne) à six réalisateurs parmi les plus innovants du cinéma contemporain : Pedro Costa (En avant jeunesse), Apichatpong Weerasethakul (Tropical Malady), Chantal Akerman, Wang Bing (A l’ouest des rails), et également Vicente Ferraz (Soy Cuba, O Mamute Siberiano qui décortique la création et la diffusion du film Soy Cuba de Kalatozov) et Aysiha Abraham (artiste qui s’illustre plus particulièrement dans le cinéma expérimental et les installations vidéo).

Qu’on l’entende dans sa version originale portugaise (Juventude Em Marcha), en version anglaise (Colossal Youth) ou en version française (En avant jeunesse), le sentiment est le même. Le nouveau film de Pedro Costa est un monument édifié sur des bases nouvelles –et le titre anglais, en référence au monument de la pop qu’est le premier album des Anglais de Young Marble Giants, dit bien que ce jeune colosse vise aussi bien la détermination d’un manifeste que le cisèlement d’une chanson pop.