Pierrot le fou (1965) de Jean-Luc Godard.

“La première fois que j’ai vu un film de Jean-Luc Godard, j’ai beaucoup appris sur la façon de faire des films. Mais j’ai surtout appris qu’il faut faire les films le plus librement possible. Pierrot le fou, par exemple, a changé ma façon de faire du cinéma.”
“Depuis mon premier film, je me suis toujours dit : je vais travailler davantage le scénario, et, chaque fois, je m’aperçois que j’ai encore une possibilité de plus d’improviser, de tout créer au tournage, c’est-à-dire sans appliquer le cinéma à quelque chose. J’ai l’impression que Demy ou Bresson, lorsqu’ils tournent un film, ont une idée du monde qu’ils cherchent à appliquer au cinéma, ou, ce qui revient au même, une idée du cinéma qu’ils appliquent au monde. Le cinéma et le monde sont des moules pour des matières, alors que dans Pierrot il n’y a ni monde ni matière”. (Jean-Luc Godard, Cahiers du cinéma n°171, octobre 1965)
Un temps yakuza, Koji Wakamatsu devient cinéaste après avoir purgé une peine de prison. Il réalise d’abord des films érotiques, puis, dès la création de sa propre maison de production en 1965, des oeuvres ultra militantes, exhortant la jeunesse à se lever contre l’oppression, comme L’Extase des anges ou Quand l’embryon part braconner.
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Au sujet de Pierrot le fou : lors d’une réception, Ferdinand retrouve Marianne, une ancienne maîtresse qui le surnomme Pierrot. Après avoir passé la nuit ensemble, ils sont obligés de fuir car un cadavre se trouve dans leur chambre. Poursuivis par des gangsters, ils échouent au bord de la mer mais Marianne s’ennuie et trompe Pierrot…
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