Publié par Dissidenz le 05/03/2008 à 19:02

Art / Guerre

Wallinger au MacValLe Musée d’art contemporain du Val-de-Marne (MAC/VAL) expose depuis le 28 février une installation de Mark Wallinger, State Britain. Né en 1959, l’artiste anglais s’est fait connaître au début des années 1990 à la gallerie Charles Saatchi à Londres comme l’un des Young British Artists, aux côtés de Damien Hirst, Tracy Emin ou Rachel Whiteread, avec des travaux traitant des luttes sociales, du nationalisme, de la royauté ou de la religion, en peinture ou au travers d’installations, de sculptures ou de vidéos. Il a été le représentant du pavillon britannique à la Biennale de Venise en 2001 et a gagné en 2007 le prestigieux Turner Prize attribué chaque année par la Tate Gallery à un artiste emblématique de moins de cinquante ans, pour State Britain justement.

Imposante, l’œuvre est la reconstitution d’une accumulation de documents – bannières, photographies, peintures, articles, jouets – disposés en face de la Maison du Parlement à Londres par l’activiste Brian Haw, qui entendait ainsi protester contre la participation anglaise à la guerre d’Irak en confrontant les parlementaires aux images de leurs méfaits. En 2005, une loi interdisant de telles manifestations devant les lieux de pouvoir condamna l’initiative de Haw et l’assemblage fut démantelé. Avec l’aide de quinze assistants, six mois de travail et un budget de 90000 livres, Wallinger l’a reconstitué et installé dans l’enceinte de la Tate Modern, afin que l’œuvre sorte du périmètre défini par la loi nettoyant les abords de la Maison du Parlement, et soit surtout préservée par sa nouvelle légitimité d’art. Originellement longue de 40 mètres, State Britain s’est adaptée aux dimensions du MAC/VAL où l’affichage s’étale sur trois rangées et occupe une salle entière.

Il s’agit bien sûr d’un violent réquisitoire contre l’intervention anglo-américaine en Irak : un panneau à l’entrée avertit les visiteurs de la monstruosité de certaines images, des poupées disloquées ou lacérées font écho au sort d’enfants mutilés : « unbearable », clignote quelque part sur une pancarte. Mais l’œuvre a un impact tout aussi évident sur le monde de l’art, puisque le geste de Wallinger s’inscrit dans la perspective des ready-mades de Marcel Duchamp, des objets trouvés et faits art par la signature d’un artiste. Mais il ne s’agit pas d’une roue retournée ou d’un urinoir : la gratuité qui faisait la force du geste de Duchamp (retourner une roue de vélo, signer un urinoir) saurait difficilement se reconduire telle quelle à l’heure où l’essentiel de l’art contemporain s’inscrit dans la perspective du ready-made. Le décret d’art sert ici moins à faire entrer au musée un régime d’objets qui en étaient interdits qu’à préserver ce que le pouvoir a décidé de condamner au dehors. Le musée n’est plus ce lieu que le pouvoir contraint à la propreté et au bon goût : c’est peut-être que les villes sont aujourd’hui devenues des musées.

State Britain n’est pas sans rappeller Redacted, le grand film que Brian de Palma vient de réaliser sur l’Irak en recopiant en grande partie des images tirées d’Internet. C’est le même problème : les images atroces mais vraies de la guerre sont disponibles sur tous les réseaux mais éloignées des lieux de pouvoir, qu’il s’agisse de la place publique ou des cinémas. C’est aussi le même geste : artiste et cinéaste avouent simultanément la modestie d’un retard, celui que l’art soit aujourd’hui dépassé dans la représentation de la vérité par les médias alternatifs, et l’affirmation d’un pouvoir justement né du ready-made : un décret d’art, mais dans lequel l’esthétique ne se séparerait pas du politique.

Bastien Hader

MAC/VAL, Musée d’art contemporain du Val-de-Marne
Place de la Libération
94400 Vitry-sur-Seine
www.macval.fr
Tél. 01 43 91 64 20
Fax 01 43 91 64 30

HORAIRES D’OUVERTURE :
Le MAC/VAL est ouvert de 12h à 19h tous les jours de la semaine sauf le lundi.
Nocturne le jeudi jusqu’à 21h. Clôture des caisses 30 minutes avant la fermeture du musée. Fermeture les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre.

Publié par Dissidenz le 05/03/2008 à 19:01

PIP CHODOROV - Cinéaste, éditeur

2001 : l’odyssée de l’espace (1968) de Stanley Kubrick.
2001

“Je ne voudrai jamais le voir en DVD ou à la télé. J’ai une copie 16mm qui est très bonne. Je pourrais en parler trois heures. C’est un film très important car toute la forme et tout le fond sont confondus. Par exemple la musique du début, trois notes qui sont une octave et une triade, ce sont les mêmes fréquences musicales qui reflètent l’objet géométrique du monolithe : 1, 4, 9. Comme les trois étapes du film, les singes, les hommes et les surhommes. C’est un détail mais il y a d’autres choses très profondes qui nécessitent de voir le film en détail. C’est un film qui met toutes les forces visuelles du cinéma en œuvre, et où il n’y a pas vraiment d’histoire.”

Plus d’informations sur le DVD de 2001 : L’odyssée de l’Espace.

Lire l’interview

Publié par Dissidenz le 05/03/2008 à 18:58

Entretien avec Pip Chodorov


Né à New York en 1965, Pip Chodorov est à la fois cinéaste et compositeur de musiques de films. Après des études de science cognitive aux Etats-Unis, il étudie la sémiologie à Paris. Membre de Light Cone, distributeur en charge de l’édition vidéo qui sucitera la création de Re :voir en 1998, il est spécialisé dans le film expérimental, historique ou contemporain. En 2003, il reçoit pour son travail d’éditeur le prix de l’Anthology Film Archives à New York.

Qu’est-ce qui vous amené à créer Re:Voir ?
La première raison est que je travaillais à Light Cone, une coopérative de cinéastes distribuant ses propres films pour les galleries et les musées, et beaucoup de programmateurs souhaitaient voir les films avant de les louer. Bien sûr, à force de montrer les films les copies se rayent. On a donc commencé par demander aux cinéastes s’ils n’avaient pas des VHS à mettre sur une étagère juste au cas où quelqu’un aurait voulu voir le film avant de le louer. Mais Maya Deren ne l’a pas compris ainsi, et s’est dit qu’il fallait les distribuer. J’ai trouvé que c’était une très bonne idée, et que si nous ne le faisions pas quelqu’un d’autre le ferait, peut-être en moins bien, juste pour gagner de l’argent. Il était très important que ce soit un cinéaste qui s’occupe de cela pour d’autres cinéastes, et pas une grande boîte. J’avais envie de faire ça bien, de faire des éditions de qualité.

Qu’est-ce que Light Cone ?

Light Cone a été fondé en 1982 par deux cinéastes, Yann Beauvais et Miles McKane. C’est une coopérative où chaque cinéaste est membre, moi comme les autres, et participe à la distribution de copies 16 mm et Super 8. Nous avons régulièrement des assemblées générales. Il y a trois coopératives à Paris plus quelques autres dans diférentes villes, San Francisco, New York, Berlin, Toronto, Londres…
(Lire la suite…)

Publié par Dissidenz le 28/02/2008 à 11:42

Cinéma du réel - 30ème festival international du film documentaire

Cinéma du Réel

Depuis 1978, le festival international de films documentaires Cinéma du Réel est un rendez-vous international de référence, où public et professionnels découvrent films d’auteurs confirmés ou films de nouveaux talents, l’histoire du cinéma documentaire comme les propositions contemporaines. Sur les écrans du Centre Pompidou, mais aussi du Centre Wallonie-Bruxelles, du cinéma MK2 Beaubourg, de l’Hotel de Ville de Paris et de plusieurs salles de la région Ile-de- France, le festival programme une centaine de films dans ses différentes sections.

Compétition internationale
28 films en avant-première française, des rencontres et débats avec les cinéastes.
Voir la sélection

Sélection française
12 films inédits, des rencontres et débats avec les cinéastes.
Voir la sélection

Rétrospectives et programmes spéciaux

Americana
Sélection de films où l’engagement et les exigences des mouvements (contre la guerre au Vietnam, pour un pouvoir noir, pour changer la vie) se traduisent en élans de cinéma, en inventions de récits, en réinvention du documentaire et de la fiction. Ce programme comprend un hommage à Shirley Clarke et un hommage à Jim McBride.

En Asie du Sud Est
De Kuala Lumpur à Manille, de Bangkok à Jakarta, le documentaire donne des images et des sons à des histoires longtemps enfouies. En témoignent les travaux de quelques cinéastes, dont : Garin Nugroho, Amir Muhammad, Raya Martin. Hommage à Lav Diaz, grand poète philippin du cinéma, auteur de films puissants où documentaire et fiction se fondent dans l’expérience lyrique.

Images / Prison : visions intérieures
Dans plusieurs pays européens, le cinéma, et le documentaire en particulier, sont au centre d’ateliers de réalisation, de projection et d’écriture institués dans les institutions pénitentiaires. Le festival propose une sélection de ces films. Il s’agit de comprendre ce qu’ils mettent en mouvement chez ceux qui les font et auprès des spectateurs qui, “dehors”, les regardent.

Figures du tourisme : pour une histoire de la “vue”
La mise en spectacle d’une partie du monde par l’autre ne date ni du numérique ni de la miniaturisation de la “prise de vue”. Des débuts du cinéma à aujourd’hui se joue l’histoire du “jamais vu” “et du “déjà vu”. Le tourisme contemporain, avide “d’authentique” ou de “découverte”, est au centre de nombreux films chargés du rêve d’impossibles “premières fois”. Les cinéastes s’emparent des images touristiques, les scrutent et les recomposent. Touriste devenu personnage et image touristique devenue matériau critique guident un programme qui mêle documentaires et fictions, des origines à aujourd’hui, films et vidéos d’artistes plasticiens… pour un questionnement de la “vue” contemporaine.
En collaboration avec le MNAM (Collections Cinéma et Nouveaux Medias), avec la participation du MK2 Beaubourg et de l’ACRIF.

Journée professionnelle
“Une télévision publique sans publicité : mythe ou réalité ?”, “Haute définition, Sound Design… vers un réel virtuel ?”

Théâtre du Réel

Dans la ligne du premier “Théâtre” tenté en 2005 avec Frederick Wiseman, cinéma et spectacle vivant se rencontrent autour d’un “réel” commun. Ce sera, cette fois, une certaine idée du voyage, celle de Vivianne Perelmuter et François Christophe, cinéastes perdus dans le rêve de Christophe Colomb, entre documentaires et fiction, d’île en île. Séquences de repérages, textes et sons tracent l’itinéraire d’un projet.

Séances spéciales
Première française de la version restaurée du grand documentaire de Bernardo Bertolucci « La Via del petrolio » (1967), avec le soutien de ENI et Cineteca Nazionale (Italie).
« Staub » (Poussière), le nouveau long métrage de Hartmut Bitompsky, essai sur la poussière qui nous entoure, nous cerne, « le plus petit élément possible du visible, essai sur le cinéma et sur des pratiques contemporaines peu connues.
Projection-lecture : autour du film de « Comment s’en sortir sans sortir », récital télévisuel de Ghérasim Luca, réalisé par Raoul Sangla, les comédiens du Théâtre du Radeau lisent des textes du grand poète – avec le soutien de la librairie José Corti
etc

Hors les murs
De nombreuses salles d’Île de France et plusieurs centres culturels reprennent et complètent les programmes de Cinéma du Réel 2008. Pour en savoir le détail, consulter le programme sur ce site, ou dans la brochure-programme du festival.

Tous les détails sur le site du festival

Publié par Dissidenz le 19/02/2008 à 14:54

Journées du DVD & des éditions indépendantes

Journées du DVD

Cinémas hors circuits : journées du DVD et des éditions indépendantes
samedi 1er mars : de 14h à 22h
dimanche 2 mars : de 15h à 20h
Point Ephémère 200 quai de Valmy 75010 Paris

1er salon dédié aux éditeurs de DVD indépendants, mais aussi aux livres et aux revues, Cinémas hors circuits accueillera plus de soixante éditeurs sur un week-end, à Paris.

Retrouvez et découvrez des films rares, des inédits, des classiques… Rencontrez ceux et celles qui ressuscitent les oeuvres du patrimoine, éditent les films contemporains d’ici et d’ailleurs… Partagez avec eux votre passion du cinéma !

L’entrée est libre

Parallèlement aux stands, participez à des discussions, des présentations de films et d’auteurs, des projections. Sur la péniche l’Antipode, amarrée quai de Loire, à 5mn à pied, une soirée exceptionnelle avec Le chat qui fume (projections de films surréalistes inédits suivi du documentaire Llik your Idols sur le cinéma de la transgression de Angélique Bosio, clotûre avec l’inénarrable film culte Forbidden Zone).

Tout le programme sur le site de la manifestation Cinemashorscircuits.com

Publié par Dissidenz le 15/02/2008 à 16:52

Patti Smith, Land 250 à la Fondation Cartier

Land 250

La Fondation Cartier présente Land 250, une grande exposition personnelle de l’artiste et musicienne américaine Patti Smith, dédiée aux multiples facettes de sa production artistique. Réunissant des oeuvres réalisées entre 1967 et 2007, elle permet de découvrir l’univers lyrique, spirituel et poétique de l’artiste. La voix vibrante de Patti Smith dominera l’ensemble des installations, créées spécialement pour l’exposition et présentant une sélection de photographies, de dessins et de films.

Si le nom de Patti Smith évoque avant tout l’égérie de la scène punk-rock new-yorkaise, l’artiste explore également les arts visuels et la poésie depuis la fin des années 1960. L’exposition à la Fondation Cartier couvre les différentes facettes de sa création. C’est en 1967 que Patti Smith commence à prendre des photographies qu’elle utilise dans des collages. En 1995, elle revient à la photographie avec un vieil appareil Polaroid Land 250. « L’immédiateté du procédé photographique m’a procuré un sentiment de libération, en comparaison avec le processus long et compliqué du dessin, de la musique ou de la poésie. » Pour l’essentiel, Patti Smith photographie des sujets chargés de sens à ses yeux : les pantoufles de Robert Mapplethorpe, le lit de Virginia Woolf, la machine à écrire d’Hermann Hesse et les couverts d’Arthur Rimbaud. D’autres polaroïds constituent un enregistrement visuel de ses nombreux voyages.

L’exposition présente par ailleurs une sélection de ses dessins, dont plusieurs sont prêtés par de prestigieuses institutions, tels le MoMA et le Centre Pompidou, ou encore par des collections privées. Tout à la fois intenses et subtils, ces dessins témoignent d’un sens du trait calligraphique et sont entremêlés de textes et de poésie. Ils incarnent le côté solitaire de l’artiste. En parallèle, son intérêt pour les collaborations artistiques s’exprime dans les films réalisés par Robert Frank, Robert Mapplethorpe et Jem Cohen ainsi que dans la performance sonore de The Coral Sea avec Kevin Shields. Un court métrage sera spécialement tourné par Patti Smith sur commande de la Fondation Cartier.

Enfin, l’exposition présentera des objets chers à l’artiste et provenant de ses archives personnelles, parmi lesquels des manuscrits originaux, une photographie prise par Constantin Brancusi ou encore une pierre recueillie au bord de la rivière où Virginia Woolf mit fin à ses jours.

Inspirations

Patti Smith trouve son inspiration dans de nombreuses figures clés de la culture française, parmi lesquelles Arthur Rimbaud, Nicole Stéphane, Jean Genet, Antonin Artaud et René Daumal. Paris résonne également à travers ses oeuvres, notamment dans les dessins exécutés à Montparnasse, quartier où elle résida lors de son premier séjour parisien en 1969, ou bien encore à travers les récentes photographies prises dans le jardin de la Fondation Cartier tout proche.

Un projet global

Reflétant la multitude de domaines artistiques explorés par Patti Smith, l’exposition se veut un projet global et ne se limite pas aux seules salles d’exposition. Ainsi, la Fondation Cartier donne carte blanche à Patti Smith pour la programmation des Soirées Nomades, durant lesquelles elle chantera seule ou accompagnée de son groupe et se prêtera à des lectures informelles de poésie. La librairie de la Fondation Cartier deviendra pour un temps la bibliothèque personnelle de l’artiste. Ses choix de livres, de disques, de films et d’objets permettront aux visiteurs de pénétrer la richesse de son univers.

BIOGRAPHIE

Née à Chicago, Patti Smith grandit dans le New Jersey. Adolescente non-conformiste passionnée de Rimbaud, elle part pour New York en 1967 et y rencontre le photographe Robert Mapplethorpe. En 1969, le couple s’installe au Chelsea Hotel et se lie d’amitié avec des artistes et écrivains tels que Sam Shepard, Brice Marden, Allen Ginsberg et William Burroughs. S’absorbant dans la poésie et dans la scène, Patti Smith recherche passionnément une synthèse entre improvisation, politique et rock’n’roll. Elle sort un premier titre Hey Joe / Piss Factory en 1974, et contribue avec le groupe Television à créer un mouvement proto-punk, sur la scène du légendaire CBGB. En 1975, son premier album Horses, célèbre pour sa pochette – un portrait emblématique de la chanteuse par Robert Mapplethorpe – connaît un succès mondial et reçoit en France le Grand Prix du disque Charles Cros (1975).

Victime d’un grave accident en 1977, Patti Smith entre dans une longue convalescence, durant laquelle elle se plonge dans l’écriture poétique et publie Babel. L’année suivante, ses dessins sont exposés pour la première fois à New York à la Robert Miller Gallery. C’est aussi l’année de la sortie de l’album Easter, avec l’extraordinaire Because the Night, chanson co-écrite avec Bruce Springsteen.

En 1979, elle quitte New York pour Détroit dans le Michigan et épouse le musicien Fred Sonic Smith du groupe MC5. Ils ont deux enfants et enregistrent l’album Dream of Life, avec notamment l’hymne People Have the Power. En 1995, après la mort brutale de son mari, Patti Smith se réinstalle à New York avec ses enfants et reprend sa vie publique. En 2005, elle reçoit en France les Insignes de Commandeur dans l’Ordre des Arts et des Lettres. En 2007, elle est intronisée au Rock’n’Roll Hall of Fame de Cleveland, l’hommage le plus prestigieux accordé aux musiciens de notre temps.

FONDATION CARTIER pour l’art contemporain
261, boulevard Raspail 75014 Paris
Tél. 01 42 18 56 50 / Fax 01 42 18 56 52
fondation.cartier.com
L’exposition est ouverte tous les jours, sauf le lundi, de 11h à 20h.
Nocturne le mardi jusqu’à 22h.

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