
Le pianiste (2002) de Roman Polanski.
“J’ai un fort goût pour les testaments des grands. Alors peut être que c’est un peu pervers chez moi, que je bonifie un peu trop ces films, mais c’est vrai que si je cite les films qui m’ont le plus émus dans les quinze ou vingt dernières années, il y a Le sacrifice de Tarkovski, The Dead de Huston, et Le pianiste de Polanski. Je suis passionné de voir quelqu’un qui a fait une oeuvre immense revenir, souvent dans son dernier film, sur son passé, avec la quintessence du talent. Polanski a fait dans Le pianiste des choses qu’il n’avait jamais fait avant, d’une grande force et d’une grande beauté. Ce sont des choses qui m’émeuvent profondément, plus dans le rapport à un auteur, à un artiste, que dans l’œuvre elle-même, dans ce qu’elle exprime de quelqu’un avec qui j’ai fait un bout de chemin, même de très loin, pendant plus de trente ans. Cela m’émeut évidemment beaucoup plus qu’une simple œuvre, même lorsqu’elle est particulièrement brillante.”
Propos reccueillis par Olivier Gonord à Paris, le 06 mars 2008.
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