Sueurs Froides (1958) de Alfred Hitchcock.

“C’est intéressant de voir comment Sueurs froides est passé de la vingtième à la première place des votes dans les classements des meilleurs films… Ce film me hante littéralement. J’aime la façon dont il est conduit de manière orchestrale, c’est presque comme un petit opéra de Wagner, une histoire très simple mais intemporelle, et on dirait qu’il avance avec une logique musicale. J’aime beaucoup la façon dont il est réalisé, d’une façon presque désinvolte. Quand Jimmy Stewart parcourt San Francisco en voiture on dirait qu’il a toute une section de cordes sur la banquette arrière, du haut au bas des collines de San Francisco, de grosse cordes décadentes vraiment hypnotiques. Et on a le sentiment de savoir, que tout le monde sait, où va cette histoire, et on doit tout de même y aller, aussi affreux que ce soit.”
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Lire l’entretien avec Guy Maddin.

Né le 28 Février 1956 à Winnipeg, Manitoba, au Canada, Guy Maddin a remis au goût du jour le surréalisme gothique, explorant dans ses films la déviance sexuelle, la répression, la perte et la folie. Diplômé en sciences économiques, il a fait en 19 ans, 6 longs métrages et 17 courts, véritables triomphes de l’imagination sur les contraintes budgétaires. Son dernier long métrage Des trous dans la tête ! est actuellement à l’affiche.
Lire le premier coup de coeur de Guy Maddin.