52 longs métrages en Sélection Officielle
20 films en compétition, 20 films à Un Certain Regard, 12 Hors compétition :
Film d’ouverture : Là-haut de Pete Docter et Bob Peterson
Compétition :
Les Etreintes brisées de Pedro Almodovar
Fish tank de Andrea Arnold
Un prophète de Jacques Audiard
Vincere de Marco Bellocchio
Bright star de Jane Campion
Map of the sound of Tokyo d’Isabel Coixet
A l’origine de Xavier Giannoli
Le Ruban blanc de Michael Haneke
Taking Woodstock d’Ang Lee
Looking for Eric de Ken Loach
Nuit d’ivresse printanière de Lou Ye
Kinatai de Brillante Mendoza
Soudain le vide de Gaspar Noe
Thirst de Park Chan-Wook
Les Herbes folles d’Alain Resnais
The Time that remains d’Elia Suleiman
Inglourious Basterds de Quentin Tarantino
Vengeance de Johnnie To
Faces de Tsai Ming-Liang
Antichrist de Lars Von Trier
Film de clôture : Coco Chanel et Igor Stravisky de Jan Kounen
Hors compétition :
Agora de Alejandro Amenabar
L’Imaginarium du Docteur Parnassus de Terry Gilliam
L’Armée du crime de Robert Guédiguian
Séances spéciales :
Mon voisin mon tueur de Anne Aghion
Manila de Raya Martin et Adolfo Alix Jr
Minye de Souleymane Cissé
L’épine dans le coeur de Michel Gondry
Pétition de Zhao Liang
Jaffa de Keren Yedaya
Séances de minuit :
Panique au village de Patar et Aubier
Jusqu’en enfer de Sam Raimi
Ne te retourne pas de Marina de Van
Un Certain regard :
Mother de Bong Joon-ho
Irène d’Alain Cavalier
Precious de Lee Daniels
Demain dès l’aube de Denis Dercourt
A deriva de Heitor Dhalia
Kasi az gorbehaye irani khabar nadareh de Bahman Ghobadi
Los viajes de viento de Cirro Guerra
Le Père de mes enfants de Mia Hansen-Love
Contes de l’âge d’or de Cristian Mungiu et alii
Tales in the darkness de Nikolay Khomeriki
Le Tsar de Pavel Lounguine
Nang Mai de Pen-ek Rtanaruang
Independencia de Raya Martin
Policier, adjective de Corneliu Porumboiu
Mourir comme un homme de Joao Pedro Rodrigues
Eyes wide open de Paula Weiman-Kelman
Samson et Delilah de Warwick Thornton
The Silent army de Jean Van De Velde
Air doll de Hirokazu Koreeda
Jury :
Isabelle Huppert (Présidente)
Asia Argento
Nuri Bilge Ceylan
Lee Chang-Dong
James Gray
Hanif Kureishi
Shu Qi
Robin Wright Penn
Jury de la Cinéfondation :
John Boorman (président)
Bertrand Bonello
Ferid Boughedir
Leonor Silveira
Zhang Ziyi
Entré à 18 ans aux Cahiers du cinéma en 1956, dans la foulée des jeunes turcs, Luc Moullet en fut l’une des plus belles plumes (et signa en 1993 le capital La politique des acteurs) avant de se lancer en parallèle, dès 1960, dans la réalisation de films. Cinéaste hors normes, inclassable, décalé, Luc Moullet est assurément à part dans le paysage cinématographique français et se voit enfin offrir, pour la première fois en France, une rétrospective complète de ses œuvres.
“J’ai revu relativement récemment un extrait de Aie dans une salle, les gens riaient aux éclats et cela m’a donné follement envie de revoir le film en entier. C’est un film dont je garde un souvenir très fort, tant à la lecture du scénario, que pendant le tournage, que quand je l’ai vu en salle. Sophie est quelqu’un d’important pour moi, c’est quelqu’un d’une humanité extraordinaire et c’est primordial pour moi. Aie est un très joli film.”
Christian Lambert est directeur de production, interface entre la production et les équipes techniques : il gère la faisabilité technique du tournage (décors, accessoires, régie, organisation des journées de tournage) dans le périmètre financier imposé par la production. Il a notamment travaillé sur Trop belle pour toi de Betrand Blier, La comédie de Dieu de Monteiro, les derniers films de Jacques Rivette ou ceux d’Otar Iosseliani. Christian Lambert est par ailleurs engagé dans l’association Cinéma Numérique Ambulant qui réalise des projections en milieu rural et dans les quartiers populaires des zones urbaines en Afrique. Entretien approfondi dans l’édition Dissidenz du 6 mai.
“J’avais entendu parler du film à Cannes, j’en attendais quelque chose mais sans plus et j’ai été totalement bouleversé par le film, à un point qui ne m’était pas arrivé depuis longtemps, physiquement bouleversé. Je suis dans un premier temps bouleversé par le regard de ce petit garçon, je suis bouleversé par la relation entre ce garçon, sa mère et le personnage interprété par Guillaume Depardieu, je suis bouleversé par le jeu de Depardieu, avec cette espèce de brouillage du fait de sa disparition, et je me dis qu’au bout du compte ce qui provoque cette émotion que je ne ressens que rarement au cinéma c’est la force de la mise en scène, la beauté des images, cette histoire très simple et en même temps très forte qui résonne à la fois en scènes, en images, en espace et en sons. Le film est par ailleurs constamment surprenant, je ne sais pas où il va m’emmener. Il n’y a rien de misérabiliste et d’attendu dans ce film. C’est un scénario très fort et une mise en scène très puissante et quand je me dis en plus que c’est un premier long métrage… Pierre Schöller est promis à un grand avenir de cinéaste.”