Publié par Dissidenz le 23/04/2009 à 13:08

Festival de Cannes 2009

52 longs métrages en Sélection Officielle
20 films en compétition, 20 films à Un Certain Regard, 12 Hors compétition :

Film d’ouverture : Là-haut de Pete Docter et Bob Peterson

Compétition :

Les Etreintes brisées de Pedro Almodovar
Fish tank de Andrea Arnold
Un prophète de Jacques Audiard
Vincere de Marco Bellocchio
Bright star de Jane Campion
Map of the sound of Tokyo d’Isabel Coixet
A l’origine de Xavier Giannoli
Le Ruban blanc de Michael Haneke
Taking Woodstock d’Ang Lee
Looking for Eric de Ken Loach
Nuit d’ivresse printanière de Lou Ye
Kinatai de Brillante Mendoza
Soudain le vide de Gaspar Noe
Thirst de Park Chan-Wook
Les Herbes folles d’Alain Resnais
The Time that remains d’Elia Suleiman
Inglourious Basterds de Quentin Tarantino
Vengeance de Johnnie To
Faces de Tsai Ming-Liang
Antichrist de Lars Von Trier

Film de clôture : Coco Chanel et Igor Stravisky de Jan Kounen

Hors compétition :

Agora de Alejandro Amenabar
L’Imaginarium du Docteur Parnassus de Terry Gilliam
L’Armée du crime de Robert Guédiguian

Séances spéciales :

Mon voisin mon tueur de Anne Aghion
Manila de Raya Martin et Adolfo Alix Jr
Minye de Souleymane Cissé
L’épine dans le coeur de Michel Gondry
Pétition de Zhao Liang
Jaffa de Keren Yedaya

Séances de minuit :

Panique au village de Patar et Aubier
Jusqu’en enfer de Sam Raimi
Ne te retourne pas de Marina de Van

Un Certain regard :

Mother de Bong Joon-ho
Irène d’Alain Cavalier
Precious de Lee Daniels
Demain dès l’aube de Denis Dercourt
A deriva de Heitor Dhalia
Kasi az gorbehaye irani khabar nadareh de Bahman Ghobadi
Los viajes de viento de Cirro Guerra
Le Père de mes enfants de Mia Hansen-Love
Contes de l’âge d’or de Cristian Mungiu et alii
Tales in the darkness de Nikolay Khomeriki
Le Tsar de Pavel Lounguine
Nang Mai de Pen-ek Rtanaruang
Independencia de Raya Martin
Policier, adjective de Corneliu Porumboiu
Mourir comme un homme de Joao Pedro Rodrigues
Eyes wide open de Paula Weiman-Kelman
Samson et Delilah de Warwick Thornton
The Silent army de Jean Van De Velde
Air doll de Hirokazu Koreeda

Jury :

Isabelle Huppert (Présidente)

Asia Argento
Nuri Bilge Ceylan
Lee Chang-Dong
James Gray
Hanif Kureishi
Shu Qi
Robin Wright Penn

Jury de la Cinéfondation :

John Boorman (président)

Bertrand Bonello
Ferid Boughedir
Leonor Silveira
Zhang Ziyi

Publié par Dissidenz le 23/04/2009 à 12:59

UNITED RED ARMY

UNITED RED ARMY
Avant-première exceptionnelle
LUNDI 4 MAI A 20H AU SAINT-ANDRE-DES-ARTS
(30, rue St André des Arts - 75006 Paris)
suivie d’un débat en présence de Michaël Prazan, journaliste et réalisateur,
et Jean-François Sabouret, Directeur de Recherche au CNRS
www.united-red-army.com

Sortie en salles le 6 mai.

Publié par Dissidenz le 22/04/2009 à 11:25

Luc Moullet, portrait d’un iconoclaste

Anatomie d'un rapportEntré à 18 ans aux Cahiers du cinéma en 1956, dans la foulée des jeunes turcs, Luc Moullet en fut l’une des plus belles plumes (et signa en 1993 le capital La politique des acteurs) avant de se lancer en parallèle, dès 1960, dans la réalisation de films. Cinéaste hors normes, inclassable, décalé, Luc Moullet est assurément à part dans le paysage cinématographique français et se voit enfin offrir, pour la première fois en France, une rétrospective complète de ses œuvres.

Au cours de ses quarante ans de carrière, en trente huit films de divers métrages, Luc Moullet a abordé tous les genres, ou presque, à l’instar du Maître Howard Hawks, modèle qui « a réalisé à la fois la meilleure comédie, le meilleur western, le meilleur film noir… ». Récit autobiographique, Ma première brasse en 1981, film d’aventure, Brigitte et Brigitte, son premier long métrage en 1966, western, Une aventure de Billy le Kid avec Jean-Pierre Léaud dans le rôle titre, en 1971, documentaire, Genèse d’un repas qui en 1978 pointe déjà les dérives de la mondialisation, adaptation littéraire, Le fantôme de Longstaff en 1996, film policier, Le prestige de la mort en 2007, Luc Moullet s’est en effet frotté aux figures majeurs du cinéma, à sa façon à lui.

Il est difficile de classer le cinéma de Luc Moullet, et si l’on peut le rapprocher de la nouvelle vague pour sa liberté et ses méthodes de productions, il ne saurait, au delà de ça, être apparenté au cinéma de Truffaut, de Romher ou de Rivette, ses camarades des Cahiers. On trouvera plus de correspondances avec l’humour de Jean-Luc Godard dont on ne soulignera jamais assez l’importance. L’œuvre est à l’image de l’homme, modeste, simple, iconoclaste, volontiers frondeuse, pleine de malice et d’un humour que la qualification qui lui est habituellement accolée de « pince-sans-rire » ne saurait restituer à sa juste valeur. L’humour de Luc Moullet est visuel, corporel, et puise en partie sa source aux racines du cinéma burlesque mais c’est aussi, avant tout peut être, un comique de langage et de concepts dont il se plait à souligner l’incongruité en les confrontant à la réalité de l’image. Le point de friction principal est celui où se rencontrent ses Alpes du sud qu’il n’a cessé de sublimer, et une civilisation qu’il remet en question. Le bolide embourbé des Naufragés de la D17, Foix défigurée par l’urbanisation, le couple trop intellectuel pour réussir à prendre son pied de Anatomie d’un rapport, l’auto contre le vélo, autant de symboles d’un monde duquel il se tient à coté et sur lequel il porte le regard candide de quelqu’un qui le découvrirait pour la première fois et en ignorerait les règles tacites, pour mieux les faire voler en éclat.

La rétrospective complète de ses œuvres qui se tient au centre Pompidou est l’occasion rêvée de pénétrer l’univers à part de l’un des auteurs les plus singuliers du cinéma français, véritable franc tireur qui aura aussi produit des films de Marguerite Duras ou de Jean Eustache. On y retrouvera ainsi ses œuvres les plus célèbres comme les plus rares, les courts, les longs, présentées dans la majeure partie des cas par des admirateurs du cinéaste tels Philippe Katerine, Jeanne Balibar, Catherine Breillat, Claire Denis ou Raoul Ruiz. Ce sera aussi l’occasion de découvrir en exclusivité, le 30 mai en clôture de la rétrospective, son dernier film La terre de la folie malgré le danger que ces honneurs, comme il le dit avec le sérieux absolu qui est le sien quand il profère une de ces discrètes énormités dont il a le secret, lui fassent « prendre la grosse tête et qu’(il) commence à rouler des mécaniques ». Nous prendrons volontiers ce risque.

Olivier Gonord

Plus d’informations sur la rétrospective

Les films de Luc Moullet en DVD :
La comédie du travail
Coffret 6 films
Les naufragés de la D17
Le prestige de la mort

Publié par Dissidenz le 22/04/2009 à 11:24

CHRISTIAN LAMBERT - Directeur de production

Aie (2000) de Sophie Fillières.
Aïe“J’ai revu relativement récemment un extrait de Aie dans une salle, les gens riaient aux éclats et cela m’a donné follement envie de revoir le film en entier. C’est un film dont je garde un souvenir très fort, tant à la lecture du scénario, que pendant le tournage, que quand je l’ai vu en salle. Sophie est quelqu’un d’important pour moi, c’est quelqu’un d’une humanité extraordinaire et c’est primordial pour moi. Aie est un très joli film.”

Synopsis : Quinquagénaire célibataire, séducteur anxieux et malhabile, Robert retrouve par hasard son ex, Claire, qui vient d’accoucher. Bien que l’enfant ne soit pas de lui, il réalise qu’il éprouve encore des sentiments pour elle. Mais, au même moment, il va faire la rencontre de Aïe, jolie jeune femme fantasque qui lui fait une proposition : s’il le désire, elle peut tomber amoureuse de lui. Déboussolé et séduit, Robert accepte. Mais dans quoi s’engage t-il alors ? Qui est vraiment Aïe ? Et surtout? d’où vient-elle ?

Plus d’informations sur Aïe.

Christian LambertChristian Lambert est directeur de production, interface entre la production et les équipes techniques : il gère la faisabilité technique du tournage (décors, accessoires, régie, organisation des journées de tournage) dans le périmètre financier imposé par la production. Il a notamment travaillé sur Trop belle pour toi de Betrand Blier, La comédie de Dieu de Monteiro, les derniers films de Jacques Rivette ou ceux d’Otar Iosseliani. Christian Lambert est par ailleurs engagé dans l’association Cinéma Numérique Ambulant qui réalise des projections en milieu rural et dans les quartiers populaires des zones urbaines en Afrique. Entretien approfondi dans l’édition Dissidenz du 6 mai.

http://www.c-n-a.org/

Publié par Dissidenz le 08/04/2009 à 17:57

Deux temps, trois mouvements, Tati à la Cinémathèque française

Le cinéma de Jacques Tati
Il n’y avait pas meilleur lieu que la Cinémathèque française à Paris, avec son architecture tarabiscotée (signée Frank Gehry), pour accueillir l’exposition Jacques Tati qui vient d’ouvrir et se tiendra jusqu’au 2 août. Le ton est donné dès l’entrée dans le temple parisien de la cinéphilie, habillé pour l’exposition : l’entrée dans l’univers de Tati se fait dès l’ascenseur -avant même d’avoir pénétré l’espace réservé à l’évènement-, relooké à l’image de ceux de Playtime. Il en est ainsi de toute l’exposition, facétieuse et imaginative. Découpée par films, l’exposition retrace la carrière cinématographique de celui qui débuta d’abord au music-hall où ses pantomimes sportives provoquèrent l’émerveillement de Colette, entre autres. Ludique et chaleureuse, elle exhibe, forcément, fétiches et pièces de collection (le pardessus de Hulot dans Playtime, le vélo de Jour de fête, scénarios, manuscrits et affiches originales) mais n’est jamais aussi intéressante que quand elle se met en scène par le biais d’installations dignes de l’auteur qui les inspire. Passionnants aussi les dessins et travaux préparatoires pour Playtime dont on sait que la production pharaonique ruina l’auteur. L’exposition met aussi en lumière les influences burlesques de Tati (Max Linder, Harry Langdon) et trace des parallèles parfois inattendues (Crash de David Cronenberg). Conçue à la fois comme une « classique » exposition au sens le plus strict du terme et comme une invitation à prolonger l’univers des films qu’elle visite, l’exposition Tati enchante plus qu’elle surprend mais ne déçois jamais. Elle s’accompagne d’une rétrospective des films, d’un concert le 10 avril avec Fred Pallem & Le Sacre du Tympan, Mathieu Chedid et Claire Diterzi et d’une table ronde le 11 avec Macha Makeïeff et Stéphane Goudet (commissaires de l’exposition), Bruno Podalydès, Jacques Kermabon et Pierre Encrevé.

Olivier Gonord

Cinémathèque française, 51 rue de Bercy, 75012 Paris. Métro Bercy (lignes 6 & 14). Bus n°s 24, 64, 87
Horaires : tous les jours sauf le mardi de midi à 19h (dimanche de 10h à 20h). Nocturne le jeudi jusqu’à 22h
Entrée : adultes 8€, tarif réduit 6,5€, moins de 18 ans 4€
Plus d’informations : www.cinematheque.fr

Publié par Dissidenz le 08/04/2009 à 17:57

PATRICK SOBELMAN - Producteur

Versailles (2008) de Pierre Schöller.
Versailles“J’avais entendu parler du film à Cannes, j’en attendais quelque chose mais sans plus et j’ai été totalement bouleversé par le film, à un point qui ne m’était pas arrivé depuis longtemps, physiquement bouleversé. Je suis dans un premier temps bouleversé par le regard de ce petit garçon, je suis bouleversé par la relation entre ce garçon, sa mère et le personnage interprété par Guillaume Depardieu, je suis bouleversé par le jeu de Depardieu, avec cette espèce de brouillage du fait de sa disparition, et je me dis qu’au bout du compte ce qui provoque cette émotion que je ne ressens que rarement au cinéma c’est la force de la mise en scène, la beauté des images, cette histoire très simple et en même temps très forte qui résonne à la fois en scènes, en images, en espace et en sons. Le film est par ailleurs constamment surprenant, je ne sais pas où il va m’emmener. Il n’y a rien de misérabiliste et d’attendu dans ce film. C’est un scénario très fort et une mise en scène très puissante et quand je me dis en plus que c’est un premier long métrage… Pierre Schöller est promis à un grand avenir de cinéaste.”

Plus d’informations sur Versailles.

Patrick Sobelman
Producteur au sein des sociétés Agat Films et Ex-Nihilo, qu’il a co-fondées, Patrick Sobelman accompagne des auteurs comme Lucas Belvaux (la Trilogie Un couple épatant/Cavale/Après la vie, La raison du plus faible), Solveig Anspach (Haut les coeurs !, Stormy Weather, Back Soon), Lucile Hadzihalilovic (Innocence), Marina de Van ou Patrick Mario Bernard et Pierre Trividic (Dancing, L’autre).


Lire l’entretien avec Patrick Sobelman pour la sortie de L’autre de Patrick Mario Bernard et Pierre Trividic.