Desperate (1947) de Anthony Mann.
“J’apprécie le film pour son économie et pour le « décousu savant ». Il y a de nombreuses choses qu’on ne comprend pas, qui ne sont pas expliquées. C’est un témoignage de la liberté de l’époque par rapport au contrôle actuel. L’attitude de la police, et le coté humain des méchants, leur complexité qui est la chose la plus difficile à réaliser dans ce genre là. Et puis le travail sur l’espace qui est formidable et la magistrale séquence finale.”
Synopsis : Le camionneur Steve Randall est appelé pour effectuer un travail dont on lui cache qu’il est commandé par des gangsters. Il devient sans le vouloir complice d’un hold-up. Injustement accusé, Steve alerte la police et dénonce les vrais coupables. Poursuivi par les gangsters en quête de vengeance, Steve s’enfuit avec la femme qu’il vient d’épouser.
Plus d’informations sur Desperate

Inclassable cinéaste dont l’oeuvre est aussi pléthorique (plus de cent films à son actif) que singulière, Raoul Ruiz est installé en France depuis le coup d’état de 1973 au Chili. Primé à Cannes, Berlin, Locarno ou Avoriaz, il a entre autres réalisé Les Trois couronnes du matelot, La ville des pirates, L’Eveillé du pont de l’Alma, Trois vies et une seule mort et, en 2008, La maison Nucingen.