Publié par Dissidenz le 28/07/2010 à 16:51

OTAR IOSSELIANI - Réalisateur

Yoyo (1965) de Pierre Etaix.
Yoyo“Pierre Etaix appartient à la catégorie des grands comiques. Comique cela signifie aussi tragique. C’est la tradition des comiques comme Buster Keaton à qui il arrive plein de choses terribles mais qui s’en sortent indemnes. Son personnage est imperturbable, maladroit comme il se doit pour quelqu’un qui est vivant ; les gens rationnels et efficaces sont tristes à voir. On le sait, il a collaboré avec Jacques Tati. C’est un grand Monsieur du cinéma, un inventeur. Ses films sont tristes, particulièrement Yoyo. C’est la tragédie d’un garçon dont le père est Comte et qui se convertit en clown par amour pour sa bien aimée. Dans le film passe toute l’époque de la crise de 29 et ils sont ruinés. L’enfant devient clown, assez célèbre. Il hérite des ruines de son père, en devient maître et sa vie est triste. Mais comme Etaix est un homme d’honneur, un éléphant arrive et emporte ce garçon sur son dos. C’est un film qui n’a pas été apprécié par le public et Tati et Etaix ont été remplacés par De Funès qui à mon avis n’est ni drôle ni rien du tout, même pas un clown. Les films de ce genre là sont produits dans tous les coins du monde entier, on met juste un crétin plongé dans la société, et c’est drôle. Mais les aristocrates comme Tati et Etaix plongés dans la société, ça c’est tragique. ”

Voir et obtenir plus d’informations sur Yoyo, actuellement en salles et prochainement en DVD (dernier trimestre 2010 chez Arte Editions).

Otar IosselianiFormé par l’étude du piano, des mathématiques et de la mécanique, Otar Iosseliani, né en Géorgie, apprend le cinéma au VGIK, l’école de cinéma de Moscou. Installé en France depuis 1982, il y a entre autres réalisé Lundi matin et Adieu plancher des vaches et son dernier film en date Jardins en automne. Son prochain film, Chantrapas, présenté à Cannes en séance spéciale, sera sur les écrans le 22 septembre.

Voir les films de Otar Iosseliani

Publié par Dissidenz le 27/07/2010 à 19:00

Tous les coups de coeur de A à Z

Coup de Coeur

12h08 à l’est de Bucarest (2007) de Corneliu Porumboiu, par Bertrand Tavernier
2001 : L’odyssée de l’espace (1968) de Stanley Kubrick, par Pip Chodorov
A bout de souffle (1960) de Jean-Luc Godard, par Koji Wakamatsu
Aie (2000) de Sophie Fillières, par Christian Lambert
Apocalypto (2006) de Mel Gibson, par Alain Guiraudie
Appelez-moi Madame (1986) de Françoise Romand, par Marianne Lamour
Bad Lieutenant (1992) de Abel Ferrara, par Jean-Stéphane Sauvaire
Boulevard de la mort (2007) de Quentin Tarantino, par Cédric Anger
Chronique de Anna-Magdalena Bach (1961) de Jean Marie Straub, par Bruno Dumont
Depuis qu’Otar est parti(2003) de Julie Bertuccelli, par Sandrine Pillon
Desperate (1947) de Anthony Mann, par Raoul Ruiz
Duel au soleil (1943) de King Vidor, par Caroline Ducey
Fish Tank (2009) de Andrea Arnold, par Xavier Dolan
Fort Bravo (1953) de John Struges, par Bertrand Tavernier
Freaks (1932) de Tod Browning, par Jean Rollin
Gentille (2005) de Sophie Fillières, par Yann Coridian
Golden Eighties (1986) de Chantal Akerman, par Martine Marignac
Gouttes d’eau sur pierres brûlantes (2000) de François Ozon, par Juliane Lorenz
Haraki (1962) de Masaki Kobayashi, par Borja Huidobro
Hardcore (1979) de Paul Schrader, par Fabrice Du Welz
Ice Storm (1997) de Ang Lee, par Baltasar Kormakur
Il était un père (1942) de Yasujiro Ozu, par Kiju Yoshida
Impaled (2006) de Larry Clark, par Cécile Babiole
Instrument (1998) de Jem Cohen, par Julien Gester
Invasion (1967) de Hugo Santiago, par Noël Simsolo
Je t’aime je t’aime (1968) d’Alain Resnais, par Lisa Hérédia (alias Maria Luisa Garcia)
L’ange exterminateur (1962) de Luis Bunuel, par Aurelia Petit
L’argent (1983) de Robert Bresson, par Ursula Meier
L’armée des ombres (1969) de Jean Pierre Melville, par Jerome Prieur
L’Atalante (1933) de Jean Vigo, par Guy Maddin
L’aurore (1927) de F.W. Murnau, par Jean-Max Causse
L’homme invisible (1933) de James Whale, par Alain Cavalier
L’homme sans age (2007) de Francis Ford Coppola, par Patrick Mario Bernard
La Brigade du suicide (1947) de Anthony Mann, par Mark Rappaport
La chose d’un autre monde (1951) de Howard Hawks, par Luc Moullet
La Ligne rouge (1998) de Terrence Malick, par Erick Zonca
La nuit du chasseur (1955) de Charles Laughton, par Joseph Morder
La passion de Jeanne d’Arc (1928) de Carl Th. Dreyer, par Fernando Solanas
La Rencontre (1996) de Alain Cavalier, par Stéphane Mercurio
La trilogie d’Apu (1955) de Satyajit Ray, par Damien Odoul
La vie est belle (1946) de Frank Capra, par Bill Plympton
La visite de la fanfare (2007) de Eran Kolirin, par Arta Dobroshi
La visite de la fanfare (2007) de Eran Kolirin, par Fabrizio Rongione
Le dernier des hommes (1924) de F.W.Murnau, par Emmanuelle Cuau
Le pianiste (2002) de Roman Polanski, par François Marquis
Le Rebelle (1949) de King Vidor, par Vincent Lindon
Le sacrifice (1986) de Andrei Tarkovski, par Hugo Santiago
Le sadique (1963) de James Landis, par Jean-Pierre Bouyxou
Le temps s’est arrêté (1959) de Ermanno Olmi, par Denis Freyd
Les bourreaux meurent aussi (1943) de Fritz Lang, par Nuno Sena
Les climats (2006) de Nuri Bilge Ceylan, par Harry Gruyaert
Les contes de la lune vague après la pluie (1953) de Kenji Mizoguchi, par Wasis Diop
Les damnés du coeur (1929) de Cecil B.DeMille, par Luc Moullet
Les hommes le dimanche (1930) de Curt et Robert Siodmak, Edgar G. Ulmer et Fred Zinnemann, par Marie Modiano
Les lumières de la ville (1931) de Charles Chaplin, par Adelaïde Leroux
Les Oiseaux (1963) d’Alfred Hitchcock, par Jean-Claude Brisseau
Les tueurs de la lune de miel (1970) de Leonard Kastle, par Damien Odoul
Love (1969) de Ken Russell, par Lucile Hadzihalilovic
Michael (1924) de Carl Th. Dreyer, par Patrick Cardon
Moi, Pierre Rivière… (1976) de René Allio, par Gérard Mordillat
O Invasor (2002) de Beto Brant, par Emmanuel Agneray
Pas d’orchidées pour Miss Blandish (1971) de Robert Aldrich, par Marie-Christine Questerbert
Passe ton bac d’abord (1979) de Maurice Pialat, par Jacques Maillot
Playtime (1967) de Jacques Tati, par José Luis Guerin
Profession Reporter (1975) de Michelangelo Antonioni, par Pierre Trividic
Quand la bête hurle (1957) de André de Toth, par Jacques Maillot
Quand passent les cigognes (1957) de Mikhail Kalatozov, par Alexandre Charlot
Quatre nuits avec Anna (2008) de Jerzy Skolimowski, par Georges Lechaptois
Requiem pour un massacre (1985) de Elem Klimov, par Jean Pierre Limosin
Shock Corridor (1963) de Samuel Fuller, par Luc Moullet
Sueurs Froides (1958) de Alfred Hitchcock, par Guy Maddin
The Big Lebowski (1998) de Joel et Ethan Coen, par Hany Tamba
Tous les autres s’appellent Ali (1974) de Rainer Werner Fassbinder, par Danielle Arbid
Tropical Malady (2004) de Apichatpong Weerasethakul, par Garin Nugroho
Un conte de Noël (2008) de Arnaud Desplechin, par Mark Rappaport
Une jeunesse chinoise (2006) de Lou Ye, par Erick Zonca
Une part du ciel (2002) de Bénédicte Liénard, par Jacques Bidou
Vacances romaines (1953) de William Wyler, par Bruno Podalydès
Vampyr (1932) de Carl Th. Dreyer, par Anne Benhaïem
Versailles (2008) de Pierre Schöller, par Patrick Sobelman
Viridiana (1961) de Luis Bunuel, par Andre S.Labarthe
Vive l’amour (1994) de Tsai Ming-Liang, par Marianne Dumoulin
Yoyo (1965) de Pierre Etaix, par Otar Iosseliani

Publié par Dissidenz le 15/07/2010 à 16:42

EMMANUEL AGNERAY - Producteur

O Invasor (2002) de Beto Brant.
O Invasor“J’ai pris une claque. C’est un film est sorti en France dans un certain anonymat mais qui a tout de même eu quelques bonnes critiques et qui a fait une belle carrière au Brésil. C’est l’histoire de deux types qui dirigent une société de BTP à Sao-Paulo, ils sont associés à un troisième personnage avec lequel cela se passe mal, qui menace de les quitter et du coup de faire exploser la société, ce qui les mettrait dans une situation délicate. Ils en viennent à décider d’engager un tueur - c’est un film noir, un thriller - qui va accomplir sa mission mais au lieu de disparaître comme prévu va s’incruster dans leur vie, notamment dans leur vie professionnelle. C’est le loup dans la bergerie, le pacte avec le diable, et il va commencer à les faire chanter. C’est un scénario imparable, les comédiens sont extraordinaires et en termes de mise en scène c’est plein de style et de puissance.”

Plus d’informations sur O Invasor.

Emmanuel AgnerayEmmanuel Agneray a fondé la société Bizibi qu’il dirige aujourd’hui avec Jérôme Bleitrach. En tant que producteur, il a accompagné depuis le court métrage vers le long, l’éclosion de cinéastes comme Keren Yedaya (Mon Trésor - Caméra d’Or à Cannes en 2004-, Jaffa), Hany Tamba (After Shave - Beyrouth après rasage, Une chanson dans la tête) ou aujourd’hui Aure Atika dont il s’apprête à produire le premier long métrage après ses prometteurs premiers courts.

Publié par Dissidenz le 01/07/2010 à 15:55

ALEXANDRE CHARLOT - Scénariste, réalisateur

Quand passent les cigognes (1957) de Mikhail Kalatozov.
Quand passent les cigognes“C’est une claque incroyable, le film date de 1957 et il est d’une modernité folle. Les plans et le montage sont magnifiques. Je pense que quand Jean-Jacques Annaud fait son Stalingrad il a vu et revu Quand passent les cigognes. C’est un vrai film de guerre et d’amour, c’est-à-dire que ça se finit mal. C’est quelque chose qu’on n’ose plus faire aujourd’hui. C’est un film magnifique.”

Synopsis : A Moscou, en 1941, Veronika et Boris s’aiment. Mais quand le pays rentre en guerre, le jeune homme s’engage et part pour le front russe. Veronika, sans nouvelles de son fiancé et confrontée aux avances du cousin de Boris, est de plus en plus seule et désemparée. Pourtant, elle attend et espère toujours le retour de celui qu’elle aime. Trouvera-t-elle la force de faire les bons choix et de survivre à la séparation ?

Plus d’informations sur Quand passent les cigognes

Alexandre CharlotAuteur emblématique des Guignols de l’info de 1996 à 2000, Alexandre Charlot, avec son complice Frank Magnier, s’est depuis consacré au grand écran en co-signant notamment les scénarios des plus grands succès français de ces dernières années : Astérix aux jeux olympiques et Bienvenue chez les Chtis mais aussi celui du plus modeste mais formidable Maléfique de Eric Valette, entre autres. Réalisateur de Imogène McCarthery sorti sur les écrans français cette année 2010, il prépare actuellement son second long métrage.

Publié par Dissidenz le 17/06/2010 à 13:53

BORJA HUIDOBRO - Architecte

Haraki (1962) de Masaki Kobayashi.
Harakiri“C’est un film très particulier qui est longtemps resté très difficile à voir. C’est un film sur l’honneur. A la fin, la maison qui a déshonoré sa tradition efface d’un coup de plume cette tache, comme les états le font. Dans les chroniques de cette maison honorable d’un chef de guerre japonais on efface toute trace de ce qui s’est passé, de leur honneur bafoué. Beaucoup de faits d’états ont ainsi été effacés, c’est en ça que c’est un film formidable. L’honneur a disparu de la République.”

Synopsis : Au XVIIe siècle, le Japon n’est plus en guerre et le pays est dirigé avec fermeté. Hanshirô Tsugumo, un rônin (samouraï errant) sans travail parmi tant d’autres, décide de frapper à la porte du puissant clan des Ii. Reçu par Kageyu Saitô, l’intendant du clan, il lui demande la permission d’accomplir le suicide par harakiri dans la résidence. Tentant de l’en dissuader, Saitô commence alors à lui raconter l’histoire de Motome Chijiwa, un ancien rônin qui souhaitait accomplir, lui aussi, le même rituel.

Acheter le DVD et voir plus d’informations sur Haraki

Borja HuidobroEn 1982, Borja Huidobro, architecte chilien installé en France, remporte avec Paul Chemetov le concours du premier des grands projets du président Mitterrand, la construction du nouveau ministère des Finances à Bercy. Depuis lors, les deux architectes n’ont cessé de s’illustrer, participant à la plupart des grands concours nationaux, construisant l’ambassade de France à New Delhi et réalisant de nombreux programmes de logements et équipements dont la bibliothèque de Montpellier. Ils ont aussi réalisé la rénovation du Muséum d’histoire naturelle de Paris.

Publié par Dissidenz le 01/06/2010 à 18:26

XAVIER DOLAN - Réalisateur

Fish Tank (2009) de Andrea Arnold.
Fish Tank“C’est une oeuvre magnifique et extrêmement suave sur un amour de jeunesse, sur une jeune femme qui essaie de s’affranchir de l’ilotisme suffocant de sa famille, de sa mère un peu violente, un peu décadente et qui essaie un peu désespérément de voir autre chose qu’une vie médiocre et indigente à l’horizon. Elle danse. De magnifiques ralentis mettent en exergue la sensualité de certaines étreintes entre elle et l’amant de sa mère, une relation trouble, et la narration chemine lentement vers une scène assez érotique ou s’assouvissent ses pulsions adolescentes. L’image signée Robbie Ryan est superbe. C’est un film tourné en format carré au lieu du scope et ça confère au film un aspect familial et une intimité très intéressants. C’est un film aussi beau que bon.”

Plus d’informations sur Fish Tank

Xavier DolanFils de l’acteur Manuel Tadros, Xavier Dolan débute très jeune une carrière de comédien. A 17 ans, il écrit son premier long métrage qu’il sera contraint de financer lui-même et qui verra finalement le jour trois ans plus tard, J’ai tué ma mère, sélectionné à la Quinzaine de réalisateurs à Cannes en 2009 où il recevra le prix de la SACD. Son deuxième film, Les amours imaginaires, était présenté cette année, en 2010, à Cannes, dans la section Un certain regard.

Publié par Dissidenz le 20/05/2010 à 17:47

VINCENT LINDON - Comédien

Le Rebelle (1949) de King Vidor.
Le rebelle
“C’est un film qui devrait être obligatoire, on devrait le montrer à tous pour apprendre aux jeunes garçons et aux jeunes filles ce que c’est réellement que réussir, ne pas trahir ses convictions, ne pas se trahir. Howard Roark est un architecte sans argent, un génie qui invente des immeubles futuristes, il amène ses planches pour présenter un projet. Il revient deux mois après et découvre qu’on a pris ses plans, il est heureux, ils lui montrent qu’ils ont aménagé un peu le balcon, qu’ils y ont ajouté des colonnes romaines. Il reprend ses rouleaux et repart. Il est ruiné mais reste intègre et jamais ne fera aucune concession. C’est un film magistral et une grande leçon de vie.”

Cliquer ici pour avoir plus d’informations sur Le Rebelle ou pour acheter le DVD.

Synopsis : Howard Roark, jeune architecte idéaliste et individualiste, est renvoyé de son université pour cause de divergences avec la norme architecturale environnante. Sa carrière est sauvée in extremis quand il est embauché par Henry Cameron, architecte aux mêmes vues que lui. Mais quelques années plus tard Cameron a sombré dans l’alcoolisme, non sans avoir averti Howard que la même chose l’attendait à moins qu’il n’accepte de mettre un peu d’eau dans ses idéaux. Mais Roark est décidé à conserver son intégrité à tout prix.

Vincent LindonVincent Lindon se fait connaitre en enchainant les seconds rôles dans quelques unes des oeuvres phares des années 80 avec Jean Jacques Beneix, Bertrand Blier ou Claude Sautet. Au fil des films et des ans, avec Claude Lelouche, Pierre Jolivet, Benoit Jacquot ou Claire Denis, en alternant films d’auteur et cinéma plus grand public, Vincent Lindon s’est taillé une place de choix dans le cinéma français.

Publié par Dissidenz le 05/05/2010 à 19:06

DANIELLE ARBID - Réalisatrice

Tous les autres s’appellent Ali (1974) de Rainer Werner Fassbinder.
Tous les autres s'appellent Ali“Je voulais dire tout mon amour pour Fassbinder et pour ce film que j’avais découvert il y a quinze ans et que j’ai revu récemment. Il concentre tous les thèmes de Fassbinder, avec ce regard particulier qu’il porte sur les femmes. En l’occurrence dans ce film là il ne filme pas une femme “sexy”. Elle est vieille, elle n’a pas un physique facile et il lui donne pourtant la possibilité de tomber amoureuse d’un homme très beau et très désirable. Fassbinder donne beaucoup aux femmes. C’est un réalisateur généreux, qui prend des risques inouïs. Chaque film est un bras d’honneur aux conventions, un voyage hors des sentiers battus, sans concessions, et malgré toute cette violence qu’il a en lui on voit de très belles choses dans ses films, des personnages gracieux, aimables. Il parvient à filmer une belle histoire d’amour malgré sa haine de la société allemande de l’époque. On voit une profonde humanité et une réelle compassion pour la marge, les immigrés, les opprimés, les femmes, les homosexuels, sans verser dans le militantisme le plus lourd. Ce sont toujours des histoires poétiques. Fassbinder filme les sentiments les plus passionnés et dans Tous les autres s’appellent Ali c’est ce qui saute au visage : la passion.”

Plus d’informations sur Tous les autres s’appellent Ali.

Danielle ArbidD’origine libanaise, Danielle Arbid quitte son pays natal quelques mois avant la guerre civile pour poursuivre des études de lettres et de journalisme à Paris et à Bruxelles. Elle se consacre au journalisme pendant six ans et couvre notamment l’actualité du monde arabe pour Courrier International, le Magazine littéraire, Les Echos et Libération. En 1998, le Groupe de Recherches et d’Essais Cinématographiques l’aide à réaliser son premier court métrage, Raddem, qui est sélectionné dans une trentaine de festivals. Le même accueil est réservé à son second court, Le Passeur, qui suit le parcours d’un réfugié politique kurde. En 2000 elle écrit et réalise Seule avec la guerre pour Arte, un documentaire sur les conséquences de la guerre au Liban récompensé dans de nombreux festivals. En 2002 elle réalise le moyen métrage Etrangère et un documentaire sur Israël, Aux frontières. Avec le soutien du Centre du Cinéma de la Communauté française de Belgique et du CNC en France, elle réalise à Beyrouth son premier long métrage, Dans les champs de bataille (Maarek hob), qui est sélectionné à Cannes en 2004 et reçoit le Grand Prix du long-métrage de l’Institut du Monde Arabe lors de la septième Biennale des cinémas arabes à Paris. En 2007 Danielle Arbid dirige Melvil Poupaud dans son deuxième film, Un homme perdu, qui est également présenté à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes. Seule avec la guerre et Aux frontières seront disponibles dans un double DVD le 1er juin.

Publié par Dissidenz le 21/04/2010 à 16:28

JULIEN GESTER - Compositeur interprète

Instrument (1998) de Jem Cohen.
Instrument
“C’est un projet initié en 1987 par un cinéaste alors débutant qui allait devenir l’une des figures les plus singulières du cinéma rock. Dix ans durant, il a suivi les musiciens de Fugazi de scènes en studios, et de phases créatrices en temps morts, pour en tirer un portrait documentaire d’une énergie et une poésie brûlantes. Aucun “rockumentaire” n’avait jusqu’alors saisi avec pareille puissance d’incarnation le labeur du rockeur, et le travail de la musique sur celui qui la fait. Et c’est vraiment un film d’une très grande beauté.”

Plus d’informations sur Instrument


Julien GesterMusicien, journaliste et critique de cinéma, Julien Gester a travaillé aux Inrockuptibles, collaboré à Trafic et dirige aujourd’hui les pages Culture du magazine féminin Grazia. Il réalise régulièrement des cycles et programmations de films, a coordonné un guide du cinéma américain et pris part à plusieurs ouvrages collectifs, notamment une monographie de Nagisa Oshima. Il compose de la musique pour le cinéma au sein du duo Contingence (dernière bande-originale de film : Le Bel âge de Laurent Perreau).

Publié par Dissidenz le 07/04/2010 à 14:47

GEORGES LECHAPTOIS - Chef opérateur

Quatre nuits avec Anna (2008) de Jerzy Skolimowski.
Quatre nuits avec Anna“C’est un film étonnant avec une lumière épatante, un travail dans le noir insensé, c’est vraiment un chef d’oeuvre. Les lumières sont poussées au maximum dans l’obscur, dans les contrastes, dans des nuits où l’on ne voit absolument rien, rien que ce qu’il faut. C’est l’histoire de quelqu’un qui ne voit que ça, un personnage complètement à part, qui espionne sa voisine, il rentre chez elle, touche des choses, dérange des choses. On est là, on ne voit que ce qu’il voit, c’est vraiment étonnant, j’ai rarement vu un film aussi bien éclairé. »

Plus d’informations sur Quatre nuits avec Anna



Georges Lechaptois
Georges Lechaptois est chef opérateur, il a entre autres travaillé sur Twentynine Palms de Bruno Dumont, The Passenger et Story of Jen de François Rotger ou L’autre monde de Merzak Allouache.

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